lundi 6 avril 2009

La Déroute des Aigris

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Les bons résultats aux sommets du G20 et de l’Otan sont le fruit des choix populaires et démocratiques de Dirigeants de Talent comme Barack Obama ou Nicolas Sarkozy dont les peuples ont su se doter. Ils ont su démontrer qu’ils comprenaient le monde, ses priorités et ses messages.
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Grâce à l’union des chefs d’État du G20, le monde est rentré dans le XXI ème siècle. Gordon Brown, Premier Ministre Britannique et hôte du G20, a salué l'avènement «d'un nouvel ordre mondial» marqué par «une nouvelle ère de coopération internationale». Stephen Harper, Premier Ministre du Canada a déclaré : « On n'a jamais vu de réaction aussi rapide et aussi coordonnée de la part de la communauté internationale ».
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La prise en main du contrôle Économique Mondial par le FMI est salutaire. Il devra réguler les marchés financiers et encadrer les Banquiers en cas de pratiques économiques ou financières véreuses.
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Néanmoins, la critique reste facile de la part de ceux qui n’aboutissent jamais dans rien, mais ne savent que se montrer médisants. Ils aiguisent la rancœur contre le monde de l’entreprise, en organisant l’amalgame entre les financiers et les entrepreneurs. Les patrons de PME risquent leur épargne personnelle, mais certains aiment à oublier ou nier ce point.
« Si jamais on venait à fermer, moi je n’aurais plus de maison », indique Brigitte Macherez au journal la-croix.com. Cette jeune femme de 42 ans gère avec son frère Christian la « Soissonnaise des bois », une entreprise de sept salariés spécialisée dans la vente de bois de construction, installée en France (Picardie) alors que les financiers jouent impunément avec l’argent du Monde, sanglés dans leurs parachutes dorés.
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Mais les choses changent. Ces financiers sont réduits à se déguiser en ouvriers pour aller travailler. A la City de Londres, le complet golden boy n’est pas conseillé, à moins de porter un gilet pare balles.
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Ce trop plein de critiques amène aussi la violence comme on l’a vu au 60e sommet de l'Otan à Strasbourg. Les violences ont été majeures, même une chapelle a été incendiée. En Corse, quatre membres des forces de l'ordre ont été grièvement blessés sous prétexte de dénoncer les "violences policières" à l'appel du pôle indépendantistes « Corsica Libera ».
Que les protestataires qui souhaitent manifester se gèrent et s’organisent ils verront que l’autogestion n'est pas si facile.
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En France, l’opposition justifie les violences notamment sur la vague de séquestrations de patrons par des salariés manipulés par les causes politiques : "les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue : ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant, d'être licenciés sans faire d'histoire ni de bruit". Cette façon de faire est grandissante et les détracteurs des talents en marche n’ont de cesse que de critiquer injustement, pour masquer les échecs de leurs propres vies, ils ne se remettent jamais en cause, ne savent pas faire le deuil de leurs échecs et poussent les autres à sataniser les réussites en pointant du doigt les différences de la vie.
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Sachez que le talent ne fait pas parti du vocabulaire des promoteurs de la pensée unique.
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Tout cela ne serait qu’analyse psychiatre ou philosophique s’il n’y avait pas danger car comment ne pas voir les violences se développer attisé par des cohortes d’aigris.

dimanche 8 mars 2009

Les Aubaines de la Crise

La crise financière fait le tour du Monde. Elle est grave et s’aggrave jour après jour.
Par ailleurs, un bon nombre de gouvernements tablent sur un retour à la croissance en 2010. Mais en fait, il faudra plutôt compter sur 2012.

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Les règles économiques changent. Alan Greenspan, l’homme du laisser-faire capitaliste, prône maintenant la nationalisation de certaines banques : « C’est une solution qui s’impose une fois tous les cent ans » déclare t’il au Financial Times. En 2008, 25 banques de dépôt ont fait faillite, dont 12 au cours du dernier trimestre aux États-Unis.
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Certains banquiers, restés bavards, clament à qui veut l’entendre « La bourse reste le meilleur des placements, mais à long terme, pour gagner en bourse il faut savoir attendre et garder son sang-froid. » A condition, bien sûr, de ne pas avoir besoin de liquidité.

Dans le même temps, forts de leur réserve monétaire, les Chinois font leurs courses en Europe pour étudier des acquisitions. " Nous allons explorer les possibilités de participation dans des compagnies européennes ", a déclaré Chen Deming, Ministre du Commerce Chinois. Il est vrai que la crise économique mondiale permet aux compagnies chinoises, avec leurs grandes réserves financières, de procéder à des acquisitions de compagnies étrangères en manque de fonds.
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A des degrés divers, bon nombre d’hommes d’affaires de tous niveaux font leurs emplettes immobilières dans la discrétion.
Certains fouinent en Floride où les soldes des subprimes font fureur. En Espagne, sur la Costa Brava, les résidences secondaires des allemands frappés par la crise ou encore les invendus des ambitieux promoteurs sont bradés.
Des centaines de maisons, certaines partant d'un prix de 1.000 dollars US, ont été vendues dimanche 8 mars aux enchérisseurs les plus offrants dans l'agglomération de New York, leurs propriétaires ne parvenant plus à faire face aux remboursements de leurs emprunts.
D’autres s’enrichissent en silence faisant leur marché immobilier près de chez eux.
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Les aubaines sont là et sont à saisir. Au canada, une acquisition a été remarquée comme étant une des plus judicieuses. L’opérateur téléphonique majeur du pays – BELL - a repris la chaîne de magasins en faillite « La Source » distributeur d’accessoires électroniques. BELL ajoute ainsi plus de 750 magasins à son réseau Canadien devenant ainsi l’opérateur le plus visible du pays.
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Rien ne sera comme avant. Un nouvel ordre économique est né. De nouvelles habitudes, de nouveaux besoins sont là.
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Il est urgent de laisser la place à l’action face à l’analyse permanente de théoriciens car comme le disait Michel Audiard, dialoguiste et réalisateur Français :
« Deux intellectuels assis iront toujours moins loin qu’un con qui marche. »
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Bien sûr, il ne s’agit pas de faire pour faire, mais de tels changements économiques apportent toujours des opportunités. La donne économique a changé alors, faites vos jeux, rien ne va plus...

samedi 14 février 2009

Ce Monde qui dévisse

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598 000 Américains ont perdu leur emploi en janvier. Le taux de chômage s’élève à 7,6%.
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Le Président Barack Obama, lui-même, pense que la crise ne fait que commencer, selon la Lettre de l’expansion du 9 Février.
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Le FMI prévoit la plus faible croissance depuis 60 ans. La croissance mondiale ne devrait pas dépasser 0,5% en 2009 et le bureau international du travail craint que la crise ne détruise plus de 51 millions d'emplois.
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Au Canada, 129 000 emplois ont été perdus en janvier, le pire chiffre depuis 30 ans.
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Au Québec, Mark Mullins, Directeur Général de l'Institut Fraser, à l'occasion d'un déjeuner économique au Club universitaire de Montréal le 12 février 2009, déclare que la situation du Canada n’a rien à voir avec celle du reste du monde.
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Il explique que la récession sera moindre que celle de 1991. Il accrédite la prévision de croissance économique de la Banque du Canada de 3,45% en 2010.

.Pour les investisseurs Nord-Américains, le spectre de l’Améro ressurgit. Cette monnaie, commune aux membres de l’ALENA le Canada, les États-Unis et le Mexique fait peur.
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Ces gouvernements pourraient décider de sa mise en œuvre subite, afin de lisser leurs situations économiques, face à leur déficit.
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En France, on manifeste contre la crise, illustrant ainsi une folle incompréhension de ce problème mondial. Dans tous les cas et quoi qu’il arrive, c’est toujours la faute de Sarkozy. Ses succès, son dynamisme et sa réactivité ont mauvaise presse, l’ambiance est électrique. Chaque grève de la Ratp (Métro) se termine désormais en émeute. Au pays des droits de l’homme, le bonheur au travail a été confisqué par des idéologies de gauche. Résultat, le déficit est abyssal et la qualité de la signature de l’état français se dégrade vis-à-vis des investisseurs mondiaux.
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Des émeutes, face à la situation présente, sont redoutées par plusieurs gouvernements européens et notamment l’Espagne, la France, l’Italie et aussi la Grande-Bretagne.
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En Grèce, où les soulèvements populaires ont déjà débuté, c’est là que les chinois ont commencé leurs emplettes planétaires en rachetant le port du Pirée. Sur la lancée, le Président Chinois, Hu Jintao, poursuit ses achats en Afrique.
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Il promet d'augmenter l'aide de la Chine aux Pays Africains. S’engage à annuler une partie de leur dette et de promouvoir les échanges commerciaux et les investissements entre la Chine et l'Afrique, garantissant ainsi les matières premières dont le continent Africain est doté.
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Mais cela ne règle pas les problèmes immédiats de l'Empire du Milieue . Le futur économique et social est fragile. La baisse des exportations se traduit par la fermeture d’usines en rafale jetant 21 millions de Chinois au chômage.
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Le protectionnisme est d’actualité. Malgré les engagements des états qui, au nom du libre échange, ont signé divers traités, Dominique Strauss-Kahn - Directeur Général du Fonds Monétaire International - a également souligné que, face à une crise mondiale, il n'y avait pas de solutions nationales : "nous devons trouver une réponse globale", a-t-il dit.
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Il y a fort à parier que l’on assistera à une forme de protectionnisme redessiné par continent.

Jean-Claude Sensemat

jeudi 8 janvier 2009

Ça n’arrive pas qu’aux autres

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Il n’y a rien dans la vie qui n’arrive qu’aux autres.
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Historiquement, l’Argentine a été un des pays les plus riches au Monde. Son PIB par habitant le positionnait au neuvième rang mondial, plus élevé que celui de la France.
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Dans les années 2000, la situation économique de l’Argentine empirait de jour en jour et s’enfonçait dans la récession. Le Produit intérieur brut (PIB) de l'Argentine diminua de 21 %. Ce fut le désastre. Le taux de pauvreté dépassa 57 %, et le taux de chômage atteignit 23%. Depuis 2002, l'économie du pays se rétablit peu à peu.


En 2009, partout dans le monde, les indicateurs économiques sont dans le rouge. Aux Etats-Unis, où 3000 ménages perdent leurs maisons chaque jour, le principal espoir se porte vers le nouveau Président Barack Obama et sa nouvelle administration.
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En Europe, après la réactivité salutaire de Nicolas Sarkozy, qui a su éponger la crise bancaire mondiale, les reformes devront être poursuivies sans faille afin de sauver le plus d’emplois possible.
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En France comme ailleurs, rien ne se fera sans effort. Les reformes ne se feront pas aisément car il faudra réconcilier les français avec la valeur du travail. Les syndicats sont maintenant face à un tournant historique car les salariés français ne leur pardonneront jamais de se laisser instrumentaliser à des fins politiques alors que « l’acquis social » peut laisser la place à l’emploi.
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Les mauvais chiffres sont là et la dette publique de la France (État, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 15,6 milliards au troisième trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent, s'établissant à 1.284,8 milliards d'euros, soit "approximativement" 66,1% du PIB, a annoncé l'Insee en décembre 2008. La dette de l'État dépasse les 20 000 euros par Français, il sera donc illusoire de croire que se sont les voisins allemands ou espagnols qui vont rembourser.

Il y a un an, le 23 janvier 2008, la commission Attali a rendu son rapport final comprenant 316 propositions au Président de la République Française et le gouvernement en a déjà fait appliquer un bon nombre.
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Néanmoins, le chantier est vaste et toutes les mesures ne sont pas faciles à mettre en œuvre car elles sont impopulaires. La Commission a recommandé, entre autre, la réduction de l'administration, avec la suppression des départements et la réduction du nombre de communes.

On peut y ajouter ces trop nombreuses chambres consulaires, source de dépenses stériles.

Quoiqu’il en soit, en 2009, le monde devra suivre ces leaders : Barack Obama pour l’Amérique, Nicolas Sarkozy pour l’Europe et le Président Chinois Hu Jintao pour l’Asie, qui devront assurément observer une trêve idéologique et politique et auront en charge de réguler, d’organiser et de moraliser l’économie mondiale et bien d’autres sujets...

Jean-Claude Sensemat

samedi 13 décembre 2008

Quand le Monde Régresse.

Les continents s’embrasent, après les carnages dans les hôtels de Bombay, le blocage des aéroports de Bangkok en Thaïlande puis les premières émeutes Européennes, en Grèce.
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Dans bon nombre de secteurs d’activités, les faillites sont en hausse et les licenciements se font par milliers, comme on peut le voir en Amérique du Nord chez General Motors et Chrysler et leurs sous-traitants, provocant ainsi la précarité.
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L’insécurité gagne avec la crise. En 2009, le commerce mondial va baisser de 2,1% comme l’a affirmé, le mardi 9 Décembre 2008, la Banque Mondiale la croissance de l'ensemble de la planète ne devrait pas dépasser 0,9% en 2009.
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Déjà, on peut lire, de-ci de-là, des penseurs de gauche qui rationnalisent la violence :
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« Un espace s'ouvre, aujourd'hui, pour apporter une légitimité intellectuelle ou idéologique à des opinions relativement ouvertes à la violence, en tout cas compréhensives. » raconte Michel Wieviorka, Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, à Paris.
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D’autres voix de gauche disent comprendre la violence face à l’injustice sociale et les acteurs gouvernementaux dans leur rôle du politiquement correct flirtent trop souvent avec la démagogie, laissant le champ libre au désordre.
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Le chômage, le manque d’argent poussent les plus faibles vers des satisfactions artificielles comme l’alcool, la drogue qui rendent toujours plus dépendante cette population des plus dangereuses parce que déshumanisée.
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Le chacun pour soi est la règle, comme on a pu l’observer à la période de soldes de ce grand magasin des États-Unis où l’agent de sécurité, ouvrant la porte, a perdu la vie, piétiné par une horde de clients qui voulaient s’emparer de produits à bon prix.
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Le retour des valeurs aux fondamentaux est de mise pour une vie plus équilibrée, la famille solidaire, le spirituel, dimension vitale pour celui qui veut y réfléchir et se donner les moyens de s’améliorer et faire évoluer son environnement.
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D’ailleurs, finalement, peut-on vivre heureux sans spiritualité ?
Assurément non. Car seuls, ceux qui ont découvert cette dimension, seront mieux armés face aux évènements à venir.
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Le choix de dirigeants fidèles à ces principes de valeurs est primordial afin que le monde ne régresse plus, comme on peut le voir tous les jours sous nos propres yeux.


Jean-Claude Sensemat

dimanche 16 novembre 2008

Ces Banquiers qui ont tué la Conjoncture.

Mais où est passé le beau-frère ? Vous savez ? Ce beau frère ou ce cousin qui vous raconte que lui, en bourse, il fait des performances qui vous font douter de votre sagesse. Celui qui vous a incité à passer à l’acte, et encouragé par votre banquier qui lui vous conseille, avec bonhomie, de mettre une petite partie de votre épargne que vous pouvez risquer car, dit-il, votre patrimoine ne sera pas en danger.

C’est comme cela que les classes moyennes se sont fait vendre des produits des plus sophistiqués qu’elles ne comprennent même pas.


A la loterie de la bourse, rien ne va plus. La plupart de ces nobles institutions se sont transformées en Casino. Tous ces banquiers qui parlaient d’une seule voix se chicanent comme des manants. Ils n’arrivent plus à se prêter entre eux. Le temps est révolu où dans un orgueil bien costumé, face à leurs clients entrepreneurs, ils s’exprimaient en commençant leur discours par : « au nom de la communauté bancaire... »

Tout cela serait clownesque, si ces gens-là n’avaient pas tué la conjoncture en créant des produits des plus spéculatifs, dangereux, avec l’argent confié en toute confiance par leurs clients.

Depuis septembre dernier, le nombre de dépôts de bilan et faillite va croissant. Les cours de bourse restent toujours gonflés par la spéculation et ne reflètent toujours pas la valeur réelle de l’entreprise cotée, d’autant que l’économie du réel se détériore jour après jour par une consommation défaillante, ce recadrage n’est pas pour demain.

Comme le dit ce chauffeur de taxi « Nicolas Sarkozy est devenu le leader du monde en étant aussi actif », car bien lui a pris de rentrer dans le capital des banques et d’injecter, en forme de prêts, des milliards d’euros. Il a su convaincre la plupart des dirigeants de notre planète. Même les chinois ont mis la main à la poche sous peine de voir leurs clients ne plus acheter ce qui aurait pour conséquence d’amener l’effondrement industriel de ce pays qui, en fait, est l’usine du Monde.

Les Américains campent sur leur discours sur leur dogme du capitalisme sans borne. En fait, tout est bon pour sortir de ce marasme sans précédent au pays de l’oncle Sam, même si la situation est des plus graves. Le chômage amène la misère. Les plus grandes compagnies ferment, les grandes marques ne sont pas protégées de la faillite, mais la réactivité légendaire des Américains est un espoir pour le monde.

Au Canada, le marasme économique semble épargner ce pays aux mille et une ressources, pétrolières, minières et autres. Les banques Canadiennes sont toujours restées sereines face au désordre de celles des États-Unis mais l’économie du réel semble rattraper certaines provinces car le premier client reste le voisin Américain, maintenant des plus défaillants.

En France, l’inquiétude est palpable. La méconnaissance économique fait croire certains à une exception : « on y a droit, c’est un acquit ! » même si les caisses sont vides, l’irresponsabilité prime. Nicolas Sarkozy a vite calmé l’inquiétude Bancaire par son action, en injectant des milliards d’euros dans les circuits bancaires. Mais les banquiers restent des banquiers. Il est paradoxal que la France soit aujourd’hui obligée de mobiliser des armées de fonctionnaires pour contrôler, si les banques prêtent bien l’argent du contribuable, mis à leur disposition grâce à l’impulsion du Président de la République. L’action correctrice du Président Nicolas Sarkozy et du Gouvernement est salutaire. Les réformes se font au fil des jours. Il n’en reste pas moins que, des mouvements sociaux sont déclenchés pour rien et poussent la population à des revendications qui peuvent tourner à l’émeute, pour peu que d’autres sujets communautaires du genre « respect » ne viennent se greffer.

Les prévisions de l’OCDE ne sont pas réjouissantes. L'Organisation de Coopération et de Développement Economiques prévoit une récession générale en 2009 le Japon, la zone euro et les États-Unis traverseront à la fois une phase de récession et de progression du chômage. Les 30 pays industrialisés membres de l'OCDE connaîtront en 2009 une croissance négative de 0,3%. La reprise devrait s'amorcer progressivement en 2010, sauf si d'autres faillites d'institutions financières surviennent car il n’y a pas de banques trop grosses pour mourir.

Dans la zone Euro, d’après l’OCDE, le PIB devrait diminuer de 0.5% en 2009. Cette baisse de chômage devrait atteindre 8.6% de la population active en 2009 et monter jusqu'à 9% en 2010. Alors que la zone euro comptait, en 2008, 7.4% de demandeurs d'emploi.
La croissance devrait revenir en 2010 et atteindre 1.2%, mais tout cela ne reste que des prévisions sûrement minimales.

Aux États-Unis, le PIB américain devrait diminuer de 0.9% en 2009 et le chômage augmenter de 5.7% en 2008 à 7.3% en 2009 et 7.5% en 2010.
Les politiques mises en place par les autorités Gouvernementales de G W. Bush vont se traduire par un déficit budgétaire qui va bondir de 5,3% du PIB en 2008 à 6,7% en 2009 puis 6,8% en 2010.
L'économie américaine devrait cependant repartir en 2010 et afficher une croissance de 1,6% toujours selon l’OCDE.

Quand au Japon, en 2010, il sera en déflation, avec un recul des prix à la consommation de 0,1%, après des hausses de 0,3% en 2009 et de 1,4%.

Espérons que le calme et la sérénité reviendront dans le monde des affaires. Le sommet du G20 à Washington a donné une nouvelle légitimité aux principaux pays industrialisés mais aussi aux pays émergents.
Les détenteurs de titres, qui ont fait le choix de vendre avant ou pendant la crise, ont choisi de perdre au nom l’adage « un tient vaut mieux que deux tu l’auras ». Ceux qui ont résisté et sont restés sourds aux dégringolades quotidiennes surmédiatisées, ceux-là devront savoir qu’en matière boursière, la baisse des titres se fait en prenant l’ascenseur mais pour remonter, il vous faudra prendre l’escalier.


Jean-Claude Sensemat

mercredi 22 octobre 2008

BRAVO SARKO

Une petite foule, composée de Québécois et de quelques Français, se pressait avec les petits drapeaux en papier en main devant le Centre de la Francophonie des Amériques à Québec.Le froid s’était invité, la foule trépignait en attendant le cortège présidentiel. L’inauguration terminée, le Président Sarkozy s’avança avec la suite de personnalités vers la limousine présidentielle, la foule applaudit. Soudain, un homme s’écria « Bravo Sarko ! ». Le Président trouva, d’un coup d’œil, celui qui le félicitait. Nicolas Sarkozy lui sourit et fit un geste de la main, et l’homme de rajouter, d’une voix dominante et cinglante : « Continue comme ça ! ». La sécurité tressaillit un instant malgré l’intervention apaisante, et le Président poursuivit sa visite, doté d’un petit moment de réconfort bien sincère.Tout cela n’est pas de trop, car enfin, tout ce que peut faire cet homme est systématiquement critiqué, déformé par une trop grande partie des médias, il faut que les français le soutiennent de temps à autres à l’image de cet inconnu.

Il en faut du courage pour redonner le sens de la responsabilité perdue à ces messieurs, banquiers et financiers, qui toisent, depuis trop de temps, les entrepreneurs de l’économie réelle, ils les considérent comme les ouvriers de la finance alors qu’ils risquent leur épargne.

L’actualité nous livre des exemples comme celui de la Société Générale, dont le contrôle de gestion n’était qu’un mot ou encore la Caisse d’Épargne qui laisse tripoter l’Épargne des Français sans réserve. Tout cela est édifiant. Alain Minc de s’offusquer lors d’interview télévisé : « le Président de la République Française a convié les banquiers et les assureurs à l’Élysée. Il leur a redit qu’ils étaient sous la garantie d’État, à la sortie de cette réunion… ils ne se prêtent pas… »

Bien sûr, on peut regretter que nos amis américains aient laissé Lehmann Brother faire faillite. Le choc de la crise et l’ampleur des éléments dissimulés par ces banquiers fut tel que personne n’a été assez intelligent pour mettre en place l’entrée des États dans le capital social des établissements financiers à travers le monde. Bon nombre d’épargnants, ne comprendraient pas que les acteurs de la finance mondiale puissent jouer à un Monopoly qui serait dépourvu sa case PRISON.

Un nouvel ordre économique est en marche, mieux organisé, plus moralisé grâce à l’action et à la réactivité de Nicolas Sarkozy qui a su mobiliser les chefs d’États de la planète.


Cette crise Financière n’est pas qu’une parenthèse, la récession est là. Les entreprises vont souffrir, la consommation va baisser entraînant la chute des prix du pétrole et des matières premières, un trop grand nombre d’entreprises feront faillite.


Les Américains du Nord sauront se retrousser les manches pour se sortir de cette mouise, car chez eux, c’est culturel et ils font toujours face à ce genre d’épreuves.

La Chine connaîtra un ralentissement de sa croissance et de ses exportations du à la récession mondiale, d’autant que la compétitivité s’est érodée du fait de la montée des salaires et de la consommation intérieure.

En France les habitudes d’assistanat laissent penser au citoyen qu’il y aura toujours un filet de protection social à l’exemple de cet enseignant qui manifeste contre la suppression des postes dans l’enseignement et qui déclare fièrement à la télé « avec tout l’argent que le gouvernement donne aux banques, il ferait mieux de créer des postes » cet homme démontre ainsi que la population n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation du Monde.

Nos gouvernants devront prendre des mesures de survie pour l’économie qui seront forcement impopulaires mais vitales. Bon nombre d’observateurs redoutent alors des émeutes plus graves que celles déjà connues.



Jean-Claude SENSEMAT